Île-du-Prince-Édouard
L'Île-du-Prince-Édouard est la plus petite province du Canada, mais elle s'impose par la singularité de ses paysages. Des falaises de grès rouge, des champs vallonnés jusqu'à la mer et des villages de
L'Île-du-Prince-Édouard est la plus petite province du Canada, mais elle s'impose par la singularité de ses paysages. Des falaises de grès rouge, des champs vallonnés jusqu'à la mer et des villages de pêcheurs aux façades victoriennes lui confèrent un caractère visuel immédiatement reconnaissable. Ce cadre préservé, combiné à un rythme de vie particulier, en fait une destination à part dans le panorama canadien.
Histoire
Habitée depuis environ 10 000 ans par les ancêtres des Mi'kmaq, l'île connaît ensuite une colonisation française au début du XVIIIe siècle avant de passer sous contrôle britannique. La déportation des Acadiens en 1755 marque durablement la mémoire collective de la province, tout comme son entrée contrainte dans la Confédération canadienne en 1873, dictée par les dettes accumulées plutôt que par une volonté politique réelle.
Ce passé a forgé quelque chose de difficile à nommer ailleurs au Canada : une fierté insulaire tranquille, celle d'un territoire à taille humaine où l'agriculture, la pêche et le tourisme rythment encore la vie quotidienne, et où les habitants semblent avoir choisi de rester plutôt que de subir leur île.
Que voir à l’Île-du-Prince-Édouard ?
Le parc national de l’Île-du-Prince-Édouard
Le parc protège une portion remarquable de la côte nord, avec ses dunes, ses plages et ses falaises de grès rouge caractéristiques. Il se divise en trois secteurs distincts, Cavendish-North Rustico, Brackley-Dalvay et Greenwich, chacun avec ses propres sentiers et panoramas. À Cavendish, le domaine de Green Gables permet aux passionnés de l'œuvre de L.M. Montgomery de fouler les lieux mêmes qui ont nourri l'imagination de l'auteure.
Charlottetown
Capitale provinciale, Charlottetown est une ville à taille humaine au caractère historique bien préservé. La ville doit une part de son rayonnement à la conférence de 1864, dont le lieu historique national Province House garde la mémoire. Autour de lui, la rue piétonne Victoria Row et le quai de Peake's Wharf donnent à Charlottetown son animation quotidienne.
Les routes panoramiques
Les routes côtières de l'île sont parmi ses atouts les plus caractéristiques. La Côte des pignons verts et la Côte de sable rouge traversent des villages de pêcheurs, des champs vallonnés et offrent des vues sur le pont de la Confédération. C'est à ce rythme-là que l'île se révèle vraiment.
La région de North Cape et les pointes de l'Est
À l'extrémité ouest, North Cape offre des paysages côtiers sauvages et une côte accidentée loin de l'agitation touristique. À l'opposé, les pointes de l'Est se distinguent par leurs phares, leurs plages tranquilles et leurs communautés de pêcheurs que l'on découvre au fil d'un circuit côtier.
Que faire à l'Île-du-Prince-Édouard ?
Randonnée et vélo
Le Sentier de la Confédération traverse l'île sur 449 kilomètres, de Tignish à Elmira, sur un parcours plat et accessible aussi bien aux cyclistes qu'aux marcheurs. Le parc national propose également plusieurs sentiers, dont le sentier Homestead de 6,7 kilomètres qui traverse les différents écosystèmes du parc.
Plages et activités nautiques
L'île compte plus de 50 plages, des plus fréquentées aux plus isolées. Celles de Cavendish et de Greenwich sont les plus connues, tandis que la plage du parc provincial de Basin Head se distingue par son sable qui grince sous les pieds, un phénomène rare dû à la pureté exceptionnelle de son quartz. Les baies aux eaux calmes se prêtent bien au kayak et aux sports nautiques.
Culture et festivals
L'île possède une scène culturelle vivante, portée notamment par ses traditions musicales celtiques et acadiennes. Des festivals rythment le calendrier tout au long de l'année, et plusieurs musées retracent l'histoire de l'île depuis la culture Mi'kmaq jusqu'aux industries traditionnelles de la pêche et de l'agriculture.
Quand partir ?
Malgré sa situation nordique, l'Île-du-Prince-Édouard bénéficie d'un climat relativement doux. Les étés sont agréables, avec des températures oscillant autour de 23 °C en juillet et août, pouvant occasionnellement dépasser les 30 °C. Les hivers sont froids et enneigés, avec des températures moyennes autour de -3 °C et des chutes de neige abondantes. Le printemps est marqué par des tempêtes fréquentes dues aux interactions entre les fronts arctiques et atlantiques.
La période de juin à septembre reste la plus favorable pour visiter l'île, avec un accès complet aux plages et aux services touristiques. Le printemps et l'automne séduisent davantage ceux qui recherchent une ambiance plus calme, des paysages colorés et une île qui retrouve son rythme naturel loin de l'affluence estivale.
L'Île-du-Prince-Édouard est accessible par trois points d'entrée principaux : l'air, la route et la mer. Sa forme en croissant offre une flexibilité appréciable : il est tout à fait possible de rejoindre l'île par un point d'entrée et de la quitter par un autre selon l'itinéraire choisi.
En avion
L'aéroport de Charlottetown est le principal point d'entrée aérien de l'île, avec des vols directs et des correspondances depuis les grandes villes canadiennes.
Par le pont de la Confédération
Depuis le Nouveau-Brunswick, le pont de la Confédération relie le continent à Borden-Carleton sur la côte sud-ouest de l'île. Long de 12,9 kilomètres, il se traverse en une dizaine de minutes en voiture. Un service de navette est disponible pour les cyclistes et les piétons. À noter que le péage est uniquement perçu au départ de l'île.
Par traversier
Depuis la Nouvelle-Écosse, un service de traversier relie Caribou à Wood Islands en environ 75 minutes, une traversée qui constitue en elle-même une belle introduction à l'île. Un second service dessert Souris depuis Cap-aux-Meules, aux îles de la Madeleine, offrant une option intéressante pour ceux qui viennent du Québec.
En croisière
Le port de Charlottetown est une escale prisée sur les itinéraires de croisière de la Nouvelle-Angleterre, ce qui en fait une porte d'entrée originale pour découvrir l'île.
En autobus
Des services d'autobus quotidiens relient Charlottetown et Summerside aux principales villes des Maritimes. Pour ceux qui viennent de plus loin, il est possible de rejoindre Moncton et Halifax en train depuis Montréal, puis de prendre un autobus ou de louer une voiture pour rejoindre l'île.
L'île est petite et facile à parcourir, mais la voiture reste indispensable pour explorer librement ses différentes régions côtières et ses parcs. Le réseau de transport en commun est limité et ne couvre que les principales agglomérations.
En voiture
C'est le moyen le plus adapté pour découvrir l'île à son propre rythme. Des services de location sont disponibles à l'aéroport de Charlottetown et dans plusieurs points de la province.
En transport en commun
Un réseau urbain dessert Charlottetown, Summerside et leurs environs, ainsi que certaines destinations rurales et la côte nord en été. Il reste cependant insuffisant pour couvrir l'ensemble de l'île.
En taxi
Les taxis sont disponibles et relativement accessibles dans les principales localités. Les tarifs sont généralement calculés en fonction de la distance et du nombre de passagers, sans compteur.


